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Défense des intérêts

Sécurité économique des femmes

Assurer l’égalité économique en mettant l’accent sur les conditions sociales, l’héritage colonial, les obstacles et les exclusions systémiques, ainsi que les écarts de revenus entre les genres et la pauvreté.

Les femmes comptent pour deux tiers des employés à temps partiel au Canada et pour 59 % des travailleurs au salaire minimum. Corollairement, comparées aux hommes, un nombre disproportionné de femmes ont un revenu très faible, sont en situation d’emploi précaire et connaissent la pauvreté.

L’inégalité croissante des revenus est une tendance à long terme qui atteint plus gravement les femmes. Les 20 % les plus riches au Canada – qui reçoivent maintenant 40 % des revenus au pays – sont les seuls à avoir vu leur part du revenu national s’accroître depuis 1990.
 

UN FOSSÉ BÉANT

Les femmes au Canada n’ont toujours pas atteint l’égalité salariale pour un travail de même valeur. En moyenne, le salaire annuel des travailleuses à temps plein équivaut à 72 % de celui des hommes dans la même situation. Des obstacles systémiques et les séquelles de la colonisation influencent aussi le revenu. Celui des femmes autochtones qui travaillent à temps plein est 26 % moins élevé que celui des hommes non autochtones, les femmes racialisées reçoivent près d’un tiers moins que les hommes non racialisés et les femmes immigrantes font 28 % moins que les hommes non immigrants. Il est essentiel de s’attaquer à la discrimination systémique si l’on veut atteindre l’égalité économique pour les femmes.

Les lois proactives en matière d’égalité salariale, la syndicalisation et la réglementation sont utiles. En 2010, 55 % des employés de la fonction publique fédérale, fortement syndiquée et réglementée, étaient des femmes, et celles-ci gagnaient 90 % du salaire des hommes. Chez les fonctionnaires de moins de 35 ans, l’écart entre les hommes et les femmes s’établissait à 3,5 % seulement. Le salaire horaire des femmes en milieu syndiqué dépasse de 6,65 $ celui des femmes en milieu non syndiqué.

 

PAUVRETE CHEZ LES FEMMES – EMPLOIS PRÉCAIRES, FAIBLES SALAIRES ET ENFANTS

Il n’y a jamais eu autant de mères au travail dans l’histoire, et pourtant 37 % des mères seules vivent sous le seuil de la pauvreté. La prestation aux enfants progressive revendiquée par Campagne 2000 est une excellente occasion d’augmenter le revenu des femmes avec enfants, particulièrement celles qui bénéficient de l’aide sociale, à condition que les gouvernements fédéral et territoriaux ne déduisent pas ce montant des prestations d’aide sociale ni ne réduisent d’autres allocations calculées selon les ressources. Les services de garde d’enfants abordables sont un autre moyen efficace de réduire la pauvreté chez les femmes avec enfants.

ÉGALITE ECONOMIQUE ET ÉQUITÉ FISCALE

La politique fiscale est une bonne manière de s’attaquer à l’inégalité des revenus. YWCA Canada soutient les Canadiens pour une équité fiscale dans leur travail visant à promouvoir la justice fiscale et éradiquer l’évasion fiscale. Quand on s’attarde un peu sur les niveaux de revenu des femmes, et qu’on constate combien elles bénéficient des programmes sociaux, les baisses d’impôts ne sont pas neutres du point de vue du genre, ce sont majoritairement les hommes qui en tirent avantage. Il est essentiel de garder un impôt fédéral de base substantiel afin de pouvoir maintenir les programmes de soutien et les transferts de revenus qui réduisent les inégalités.

Making Women Count, rapport daté de 2016 et publié par le Centre canadien de politiques alternatives et Oxfam Canada, se penche sur les effets de la croissance des inégalités des revenus sur les femmes, au Canada et ailleurs. Les femmes ne récoltent pas équitablement les bénéfices réalisés par la croissance économique que génère leur participation grandissante au marché du travail.