Éco-stages jeunesse

Nos histoires

Mon stage à l’AQEIPS (Association québécoise des étudiants ayant des incapacités au postsecondaire)

Lucette Manuella Koffi

Mon stage à l’AQEIPS (Association québécoise des étudiants ayant des incapacités au postsecondaire) a débuté le 4 Octobre 2010. Ce stage a été subventionné par le programme Éco-Stage Jeunesse du YWCA qui a pour but d’offrir aux personnes âgées de 15 à 30 ans, un stage dans un organisme communautaire canadien à but non lucratif et axé sur la protection de l’environnement et les services communautaires.

Ma contribution, lors de ce stage, a consisté à collaborer à la rédaction du guide aux étudiants ayant une incapacité : « Les études postsecondaires, c’est aussi pour toi ! » Sous la supervision de la coordinatrice Yolanda Muñoz, j’ai travaillé pendant trois mois en tant qu’agent à la recherche. Mes recherches ont porté sur les différentes matières qui seront abordées dans le guide que ce soit sur l’Aide financière aux études du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, le transport adapté public et privé en région, les modalités de logements accessibles ainsi que sur toutes autres informations pertinentes qui pourraient apporter du soutien et servir de référence aux personnes en situation de handicap au postsecondaire.

Ce guide vient donc apporter un coup de pouce en offrant toute l’information nécessaire sur les ressources disponibles et comment utiliser ces ressources de façon responsable pour réussir ses études. J’espère sincèrement que ce guide contribuera à aider les étudiants ayant une incapacité, principalement les femmes, à relever les challenges qui se présenteront à eux et à aussi prendre conscience que les études au postsecondaire sont aussi pour elles et eux.

J’ai aussi collaboré à la révision finale du document « Nous avons des droits », qui est la traduction du manuel préparé par le Harvard Project on Disability (HPOD) pour aider les personnes ayant des incapacités à mieux connaître leurs droits et à les revendiquer eux-mêmes. J’espère que ce manuel, qui sera bientôt disponible en ligne sur le site du HPOD, aidera les personnes francophones en situation de handicap à bâtir une société plus juste partout dans le monde.

Mon expérience au sein de l’AQEIPS s’est avérée plus qu’enrichissante dans la mesure où j’ai été beaucoup sensibilisée à la lutte menée non seulement pour l’égalisation des chances au postsecondaire, mais aussi pour une vie beaucoup plus autonome. Notons que les personnes en situation de handicap sont beaucoup infantilisées et on ne leur accorde pas assez de moyens pour leur permettre d’être autonomes. J’ai pris aussi conscience des différents défis auxquels les personnes handicapées font face dans la poursuite de leurs études et dans les activités de tous les jours. J’ai aussi compris qu’on ne peut pas parler d’environnement sans penser à l’accessibilité universelle, une partie indispensable du développement durable. Ces trois mois ont changé ma vision même du handicap, mais aussi m’ont transformé en tant que personne. Voir autant de dévouement, voir des personnes courageuses qui ne cessent de défendre leur droit à une communauté plus accessible m’a motivée encore davantage à donner le meilleur de moi-même pour mettre ma pierre à l’édifice aussi petite soit-elle. Je retiens deux faits qui m’ont marquée tout au long de mon stage : la promenade avec ma coordinatrice en transport en commun et la participation à la mobilisation pour un métro plus accessible du RAPLIQ (Regroupement d’activistes pour l’inclusion au Québec). Ces deux faits à eux seuls m’ont permis de comprendre la problématique même de l’accessibilité et aussi de savoir comment en tant que citoyen nous pouvons faire changer les choses pour une société plus accessible.

J’ai bien hâte de voir bientôt en ligne la version bilingue de mon travail !

« Le problème n’est pas de savoir comment éliminer les différences, mais d’être ensemble en conservant nos différences. » Rabindranath Tagore, poète et musicien bengali

Community Social Planning Council, Community Micro Lending Society - Victoria. B.C.

Community Social Planning Council, Community Micro Lending Society - Victoria. B.C.

Vu Ndlovu

J’ai toujours voulu poursuivre une carrière dans le développement communautaire et international.  J’ai obtenu une maîtrise en mondialisation et en développement qui m’a permis d’acquérir des connaissances théoriques solides. Mis à part mon stage de trois mois en Ouganda, j’avais très peu d’expérience pratique. J’ai déménagé à Victoria il y a un peu plus de deux ans et les coupes budgétaires dans les secteurs à but non-lucratif et gouvernemental ont fait que, dix-huit mois plus tard, je n’arrivais toujours pas à trouver du travail dans le domaine du développement communautaire. Après avoir répondu à une annonce du programme Éco-stages jeunesse, ma candidature a été acceptée pour un stage. Lorsque j’ai trouvé un organisme qui voulait bien de moi comme stagiaire, mon stage a été confirmé en quelques jours seulement.

Depuis mars, je travaille pour la Community Micro Lending Society dont les locaux se trouvent au sein du Community Social Planning Council. Ce stage m’a donné la chance de bénéficier d’une riche expérience. Non seulement j’ai beaucoup appris sur le développement communautaire dans la région de Victoria, mais j’ai aussi été mise en contact avec nombre de personnes impliquées dans le développement communautaire à Victoria. Ce stage m’a non seulement permis d’acquérir l’expérience pratique dont j’avais besoin, mais m’a également donné la chance d’enrichir mon réseau professionnel. Par ailleurs, le financement de mon stage provenant de la YWCA a été déterminant dans l’établissement de ce jeune organisme à but non-lucratif. La Community Micro Lending Society est aujourd’hui en mesure de m’offrir un emploi et j’ai hâte de continuer à travailler avec eux pendant l’année à venir. Cela n’aurait pas été possible sans l’aide de Theresa et des personnes en charge du programme Éco-stage jeunesse à la YWCA. Merci !

Communauté, éducation et changement au Kingston Sustainability Centre

Communauté, éducation et changement au Kingston Sustainability Centre

Dan Hendry

Le Kingston Sustainability Centre (KSC) a connu une extraordinaire croissance depuis qu’il a ouvert ses portes en juillet 2009. En effet, ce centre qui n’était au départ que de vides locaux commerciaux s’est rapidement transformé en carrefour prospère offrant diverses solutions de durabilité locales et des possibilités de participation. Le KSC est un centre d’éducation communautaire dirigé par des jeunes ou les kingstoniens peuvent apprendre, enseigner, et s’informer sur les solutions, les procédés et les actions qui les motivent à faire de Kingston la ville la plus durable du Canada. Avec pour mission d’éduquer et d’encourager la communauté à adopter une approche durable dans tous les aspects de la vie, ce centre s’articule autour de deux axes : la promotion de solutions durables et la création d’une classe communautaire pour l’extension des services éducationnels.

Durant l’été 2009, j’ai mis les pieds dans des locaux presque vides où planait une idée. Le concept était de faire de ce centre un espace d’apprentissage communautaire ayant pour objectif de rendre la ville de Kingston plus durable.  J’ai été séduit par cette idée. J’ai donc immédiatement demandé du travail mais on m’a dit que ce qui allait devenir le Kingston Sustainability Centre n’était qu’une jeune entreprise en démarrage sans argent pour payer les salaires. Alors je suis reparti.

Deux semaines plus tard, j’ai rencontré Jenny Struyk du programme Stage-éco jeunesse de la YWCA. Alors je suis retourné les voir et je leur ai demandé s’il y avait de la place pour un stagiaire payé par quelqu’un d’autre … Et ils m’ont recruté sur le champ !

C’est alors que mon apprentissage a commencé… Commencer à pied d’œuvre est généralement difficile, mais dans notre cas, c’était plus facile grâce à l’aide de YWCA.

Pendant mon stage au KSC, nous avons :

- créé 20 emplois d’été rémunérés pour étudiants ;

- pris pour stagiaires 4 jeunes de la communauté (diplômés postsecondaires) ;

- établi des relations avec 57 partenaires et commanditaires ;

- accueilli plus de 12 750 visiteurs ;

- organisé 14 événements hors site et 15 événements spécifiques ;

- bénéficié de 1 100 heures de bénévolat de la part de jeunes ;

- abrité 3 projets en classe et 41 classes communautaires ;

- recueilli 2 600 promesses de changement écrites et reçu 1 000 commentaires flatteurs sur le livre des visiteurs.

Une fois mon stage terminé, j’ai été recruté par le conseil de district scolaire de Limestone à mi-temps pour organiser et mettre en place la phase éducative d’un projet local appelé Harvesting House. Encore une raison supplémentaire pour ne jamais oublier le PESJ !

Le PESJ m’a donné une chance et j’ai su la saisir !

YWCA Y’s Buys à Peterborough, Ontario

YWCA Y’s Buys à Peterborough, Ontario

Valerie West

Bonjour, je suis Valerie West, gestionnaire de YWCA Y’s Buys à Peterborough, Ontario. C’est un magasin de vêtements d’occasion, où l’argent généré par la vente des habits donnés, permet de financer certains de nos programmes, comme le refuge pour femmes Crossroads.

D’un point de vue environnemental, c’est un moyen de recycler des articles que les gens ne veulent plus, mais qui sont toujours utilisables. Tous les articles qui sont bons pour être vendus sont triés, on y marque ensuite un prix et on les met en vente. Les articles qui sont abîmés, tâchés ou trop vieux sont recyclés dans le cadre d’un partenariat avec le magasin de St. Vincent du Paul. Grâce à leurs contacts, ils peuvent envoyer la marchandise dans les pays en développement qui en ont le plus besoin. Nous mettons aussi beaucoup d’articles gratuits à l’extérieur pour que les habitants de Peterborough puissent se servir. Nous jetons vraiment très peu de choses, à moins qu’il s’agisse de verre ou de vaisselle cassée, car ces derniers ne sont pas recyclables à Peterborough.

La YWCA œuvre pour l’intégration des jeunes femmes au sein de l’organisation et le PESJ est le moyen idéal de le faire. Dès que j’ai rencontré Melissa Luxton, j’ai su qu’elle était faite pour travailler ici. Elle est sociable et communique facilement avec tous les clients, les autres bénévoles et le personnel. Elle veut tout apprendre, qu’il s’agisse de la préparation de budgets, de l’élaboration de plan promotionnel, de l’usage de tableurs ou de la valeur des données commerciales brutes. Melissa a été formée à l’utilisation de notre système de triage, de tarification et de présentation de la marchandise, et elle a également renforcé ses compétences en communication écrite et orale. Melissa a aussi créé des étalages en magasins. Elle a mis à jour notre page Facebook en ajoutant des photos, des histoires et des articles de journaux. Elle a participé aux sessions de formation de YWCA et a acquis des compétences qu’elle pourra utiliser à l’avenir.

Pendant les neuf derniers mois, Y’s Buys a pu bénéficier de l’aide de Melissa et le fait de la former m’a permis de revoir et d’affûter mes propres compétences commerciales. Elle a partagé son enthousiasme et son énergie avec nous et elle a apporté une touche de jeunesse à notre magasin.

Le PESJ est une réussite pour Melissa, il lui a donné la confiance, les outils et l’attitude dont elle avait besoin pour faire quelque chose qui a du sens. Je remercie aussi le PESJ de nous avoir permis de faire la différence.

L’histoire de Katia

L’histoire de Katia

Ekaterina Adaikin

Ekaterina Adaikin est une jeune femme de 22 ans atteinte d’infirmité motrice cérébrale.  Elle marche grâce à l’aide d’un déambulateur, fait appel à Access Calgary comme principal moyen de transport et doit faire face à de nombreux obstacles. Mais elle reste toujours positive et voici son histoire.

Le PSEJ est mon premier emploi rémunéré ! J’ai travaillé à l’orchestre philarmonique de Calgary en tant que responsable de la gestion des fichiers informatiques et de certaines activités de communication comme l’envoi de lettres et de brochures à notre public. L’orchestre philarmonique de Calgary offre divers programmes musicaux pour les adultes et les enfants de tous âges. J’ai toujours rêvé de travailler dans un endroit comme l’orchestre philarmonique de Calgary et d’y occuper un poste comme celui que j’ai aujourd’hui. Merci de m’avoir aidé à trouver un emploi que j’aime avec des collègues aussi gentils.

Ce que j’aime le plus dans ce programme, c’est qu’il m’a aidé à trouver l’emploi rémunéré que j’ai toujours voulu et que je cherche depuis si longtemps. En plus, J’ai pu acquérir de nombreuses compétences qui m’aideront à l’avenir, notamment le fait de travailler avec des personnes très différentes et comment obtenir l’aide quand on en a besoin. En plus, j’ai aussi appris à utiliser Microsoft Excel, organiser des publipostages et créer des fichiers pour les clients.

Grâce à ce programme, je sais comment envoyer mon curriculum vitae à divers employeurs et à leur demander s’ils ont des postes disponibles pour moi. J’ai aussi appris que si les gens ne m’appellent pas ou ne m’envoient pas de courriel, je dois les contacter et leur demander s’ils ont un poste pour moi.

A l’avenir, j’aimerai continuer à travailler à l’orchestre philarmonique de Calgary parce que j’aime cet endroit et les gens y sont très gentils et m’aident beaucoup.

Merci beaucoup pour cette opportunité extraordinaire! 

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