La réconciliation avec les communautés autochtones est profondément personnelle. Elle est locale. Et elle est essentielle à notre identité.
À titre de PDG nationale de YWCA Canada, Aline Nizigama parcourt le pays et visite des YWCA d’un océan à l’autre. Elle est témoin de ce à quoi ressemble la réconciliation sur le terrain : des conversations autour de tables, des relations qui se tissent et des jeunes, des Aînées et Aînés et des membres des communautés autochtones qui partagent des espaces, des connaissances et des cultures.
« Je vois les YWCA se demander non seulement “Que pouvons-nous faire?”, mais aussi “Comment pouvons-nous faire mieux?”, affirme Aline. Ces visites sont restées avec elle.
« Elles me rappellent que la réconciliation commence par les relations — par l’écoute, l’apprentissage et le respect de la terre ainsi que des enseignements transmis de génération en génération. »
Ce travail est au cœur du plan stratégique 2025-2028 de YWCA Canada, L’excellence et l’équité au centre de nos actions. « La vérité, la réconciliation et l’équité ne constituent pas un volet de notre travail. Elles sont au cœur de tout ce que nous faisons — et constituent le fondement de notre plan stratégique. »
Mais à quoi ressemble la réconciliation au-delà de la stratégie nationale, dans les communautés où les YWCA travaillent chaque jour?
Nous avons posé deux questions aux leaders des associations membres de YWCA Canada :
- Que signifie la réconciliation pour vous?
- Que faites-vous dans votre travail pour la faire progresser?
Des perspectives différentes. Un engagement commun.
Pour Lindsay Rice, directrice générale de YWCA St. Thomas-Elgin, la réconciliation signifie « bâtir un avenir où chaque personne a sa place, est respectée et a la possibilité de s’épanouir ».
Pour Michèle Nadeau, PDG de YWCA Moncton, elle signifie « la relation, la réciprocité, l’interdépendance, le respect des savoirs autochtones et la responsabilité envers les générations futures ».
Pour Lois Ruston, PDG de YWCA Westman, elle signifie « apprendre constamment — avec humilité, vulnérabilité, un cœur ouvert et un esprit ouvert ».
Des mots différents. Des communautés différentes. Un appel commun à écouter, à apprendre et à continuer d’avancer.
La réconciliation en action
Ce travail est déjà en cours partout au Canada. YWCA St. Thomas-Elgin travaille avec des partenaires des communautés autochtones afin de créer un espace autochtone dédié dans sa nouvelle Program House.
YWCA Moncton intègre l’apprentissage autochtone à son travail au moyen de promenades guidées sur le territoire, de l’Exercice des couvertures, de pow-wow locaux et de formations sur les réalités autochtones. L’association veille également à faire une place aux voix autochtones dans les décisions organisationnelles.
Au Manitoba, YWCA Westman travaille avec l’Université Brandon pour renforcer le Matriarch Circle à Brandon et dans le sud-ouest du Manitoba. Cette initiative crée un espace où les femmes peuvent se soutenir mutuellement et où les générations plus jeunes peuvent apprendre, grandir et se préparer à jouer des rôles de gardiennes des savoirs et de leaders.
Le travail prend différentes formes d’une communauté à l’autre. Mais il commence au même endroit : écouter, apprendre, créer des relations et transformer cet apprentissage en action.
Continuer d’avancer
Pour Aline, voir ce travail partout au pays montre clairement à quel point la réconciliation est importante pour les YWCA locales et les communautés qu’elles servent.
Il n’existe pas de modèle unique. Il n’y a pas de ligne d’arrivée. « Il y a encore beaucoup à apprendre. Beaucoup à faire », affirme-t-elle.
La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation est un moment pour écouter, réfléchir et rendre hommage aux personnes survivantes, aux familles et aux communautés. Elle nous rappelle également que la réconciliation ne peut pas commencer et se terminer le 30 septembre.
La réconciliation signifie aussi reconnaître les expériences, le leadership et les savoirs distincts des femmes, des filles et des personnes 2SLGBTQIA+ autochtones, et s’attaquer aux répercussions genrées du colonialisme et de la violence.
La réconciliation n’est pas une destination. C’est un engagement que nous choisissons, chaque jour.
Continuer à apprendre et à agir
Pour les personnes qui souhaitent approfondir leurs connaissances, comprendre les Appels à l’action et les Appels à la justice, ou apprendre auprès d’organisations dirigées par des Autochtones, voici quelques ressources pour commencer.
- Appels à la justice de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées — https://www.mmiwg-ffada.ca/
- Appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada — https://ehprnh2mwo3.exactdn.com/wp-content/uploads/2021/01/Calls_to_Action_English2.pdf
- Boîte à outils pour la décolonisation — https://reseaumtlnetwork.com/en/publication/decolonial-toolbox/
- Trousse pour allié·es autochtones — https://reseaumtlnetwork.com/en/publication/ally-toolkit/
- Les traités 101 – Partie 1 — https://youtu.be/bAtdIXZa3rs
- Les traités 101 – Partie 2 — https://youtu.be/5kZZjLTx-64
Organisations et ressources dirigées par des Autochtones
Pauktuutit Inuit Women of Canada; Esquao: Institute for the Advancement of Aboriginal Women; First Nations Child & Family Caring Society; Native Women’s Association of Canada; National Association of Friendship Centres.
Pour obtenir d’autres ressources, consultez la page de YWCA Canada sur la réconciliation — https://ywcacanada.ca/fr/lareconciliation/
