Par une fraîche matinée d’automne, huit jeunes leaders se dirigeaient vers la Colline du Parlement, unies par un même engagement : mettre fin à la violence fondée sur le genre.
Venues de différentes YWCA partout au Canada, elles ont passé six mois à participer à des ateliers, à bénéficier de mentorat et à acquérir une expérience pratique dans le cadre de la toute première cohorte du Programme de plaidoyer pour les jeunes féministes de YWCA Canada. Lancé cette année, le programme leur a permis d’acquérir les compétences et la confiance nécessaires pour faire entendre leurs voix auprès des décideurs fédéraux.
Le programme donne aux jeunes femmes et aux jeunes de diverses identités de genre les outils nécessaires pour influencer les politiques publiques et susciter des changements dans leurs communautés. Les personnes participantes se familiarisent avec les relations gouvernementales, les communications stratégiques, la mobilisation communautaire et les pratiques de plaidoyer efficaces. Elles tissent également des liens avec des personnes mentores et d’autres personnes engagées dans le mouvement des YWCA.
Pour ces huit participantes, cette dernière journée était l’occasion de mettre leurs apprentissages en pratique directement auprès de décideurs fédéraux, notamment l’honorable Rechie Valdez, ministre des Femmes et de l’Égalité des genres, Karina Gould, députée libérale de Waterloo, et la sénatrice Kim Pate.
Leur message était clair : mettre fin à la violence fondée sur le genre exige des investissements soutenus dans la prévention et dans les services de soutien dont les personnes survivantes ont besoin pour reconstruire leur vie.
« Il faut investir dans la prévention de la violence fondée sur le genre et intervenir avant même que la violence ne survienne », a déclaré Jemima Maycock, de la YWCA Banff.
Victoria Slipp, anciennement de la YWCA Halifax, a souligné l’importance d’aller au-delà des interventions d’urgence.
« Il ne suffit pas d’intervenir après un acte de violence. Nous devons investir dans l’éducation, les programmes et les mesures de prévention et de soutien pour les personnes survivantes, partout au pays. »
Les participantes ont également insisté sur l’importance de services complémentaires, notamment l’accès à un logement sécuritaire, à des services de garde, à un soutien financier et à des possibilités d’emploi. Ces services permettent aux personnes survivantes de sortir de la situation de crise, de retrouver leur autonomie économique et de bâtir une stabilité à long terme. Comme elles l’ont souligné, les efforts de prévention doivent aller de pair avec un soutien concret et durable pour les personnes qui subissent de la violence.
Pour Eboni Douglas-Blaize, de la YWCA Kitchener-Waterloo, le programme a été l’occasion d’acquérir des outils pratiques pour dialoguer avec les décideurs tout en restant fidèle aux valeurs féministes.
« J’ai appris comment fonctionnent les relations gouvernementales et comment dialoguer avec le gouvernement tout en restant fidèle à nos valeurs, mais aussi en comprenant les intérêts de nos interlocuteurs », a-t-elle expliqué.
Le travail de plaidoyer des participantes témoigne de l’objectif du programme : donner aux jeunes les moyens non seulement de comprendre les systèmes qui influencent leur vie, mais aussi de prendre part aux processus décisionnels et de revendiquer des changements.
Au terme du programme, ces huit jeunes leaders retournent dans leurs communautés avec de nouvelles compétences, des réseaux renforcés et une expérience concrète pour faire entendre les réalités locales dans les discussions à l’échelle nationale.
Investir dans les jeunes femmes et les jeunes de diverses identités de genre, c’est reconnaître leur leadership dès aujourd’hui et leur donner les moyens d’influencer les politiques et les décisions qui touchent leur vie et leur communauté.
Le message qu’elles ont porté sur la Colline du Parlement mérite de continuer à résonner : mettre fin à la violence fondée sur le genre exige un engagement durable envers la prévention et l’accès aux ressources nécessaires pour bâtir une vie sécuritaire et stable.
Social:
Six mois d’apprentissage. Une journée sur la Colline du Parlement. Huit jeunes féministes prêtes à faire entendre leur voix.
Après des mois de mentorat, de formation en plaidoyer et de rencontres enrichissantes, les participantes du Programme de plaidoyer pour les jeunes féministes ont porté leur message directement auprès des décideurs fédéraux : mettre fin à la violence fondée sur le genre exige bien plus que des interventions en situation de crise. Il faut investir dans la prévention et offrir aux personnes survivantes le soutien nécessaire pour reconstruire leur vie.
La prochaine génération de leaders féministes n’attend pas que le changement arrive. Elle contribue à le faire advenir.
