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Entrevue : Recherche participative pour l’autonomisation économique des femmes

Published on 16/12/2019 by Shaquel Sealy

En janvier 2019, YWCA Canada a lancé La force de l’ambition :  Évaluer le succès de l’accès des femmes au marché du travail – un projet triennal de recherche et de mobilisation des connaissances financé par le gouvernement du Canada visant à créer un changement systémique pour l’accès équitable des femmes au marché du travail. J’ai interviewé Shiva Mazrouei, agente de recherche pour le projet La force de l’ambition de YWCA afin de connaître son point de vue sur la recherche participative auprès des femmes au Canada.

Shiva travaillera dans huit provinces et un territoire du Canada à l’évaluation des obstacles systémiques qui empêchent les femmes d’accéder au marché du travail et à l’identification des meilleures pratiques pour engager les femmes sur le marché du travail. Elle mènera des recherches avec plusieurs groupes visés par l’équité, des femmes des communautés éloignées et nordiques, des femmes racisées et autochtones, des femmes fuyant la violence, de nouvelles arrivantes, des mères monoparentales, 2SLGBTQ+, des femmes à faible revenu et des femmes ayant divers niveaux de capacités.

Pourquoi cette recherche est-elle importante pour vous ? Eh bien, il est très important d’avoir un point de vue intersectionnel lorsqu’on parle de l’avenir du travail et de l’économie canadienne, surtout parce que les femmes marginalisées représentent une grande partie de notre population, mais elles ont aussi beaucoup à offrir à notre économie. Nous devons avoir une compréhension plus nuancée des obstacles qu’elles rencontrent pour accéder non seulement à l’emploi, mais aussi à un emploi rémunérateur où ils peuvent réussir avec bonheur.

Avez-vous rencontré certaines des femmes qui ont été touchées par cette recherche ? Oui, beaucoup d’activités se déroulent avec les participantes de nos programmes dans les différents YWCA. J’ai eu la chance d’interagir et d’apprendre de ces femmes extraordinaires grâce à des entrevues et à des groupes de discussion. Ces conversations nous rappellent bien pourquoi cette recherche est importante.

Comment cette recherche vous a-t-elle influencé dans votre vie quotidienne ?  Je pense que cela contribue à la façon dont je vois les obstacles auxquels les femmes marginalisées sont confrontées en général. Cette recherche m’a fait prendre conscience de l’importance du contexte. De quelle façon ?  La diversité des lieux et des identités posera de nombreux défis différents. Au quotidien, je regarde aussi nos milieux de travail et nos discussions sur l’emploi ; j’essaie toujours de savoir qui manque à l’appel et qui doit participer à la conversation.

Comment se déroule votre journée de travail ?  J’ai des journées intéressantes ; elles varient en fonction de ce qui se passe. Lorsque nous avons établi la recherche, il s’agissait en grande partie de recherches de base, de lectures et d’activités décisionnelles, d’un cadre éthique et d’un protocole, mais aussi de liens avec les associations membres participantes et d’établissement de relations avec elles. Les journées de recherche sont super excitantes, ce qui est la meilleure partie du travail. J’ai l’occasion de me rendre dans différentes associations membres et de rencontrer toutes les merveilleuses personnes qui font le travail sur laquelle la recherche est basée. Ensuite, il y a les activités de recherche comme les groupes de discussion et les entrevues avec les participantes au programme et le personnel du programme. J’apprends de leurs expériences, je m’engage avec eux et je fais de mon mieux pour représenter leurs expériences. Nous arrivons bientôt à l’endroit où je passerai mes journées dans un coin avec des données et de l’analyse.

Où pensez-vous que cette recherche va mener ? Je présente toujours les activités de recherche en faisant savoir aux participantes que la seule chose que je peux promettre est un rapport qui, je l’espère, rendra justice à leurs expériences d’accès à un emploi rémunéré. J’espère que cette recherche informera les employeurs et qu’elle aura un impact sur les différentes politiques qu’ils ont et sur la façon dont ils abordent le concept d’intégrer davantage de femmes sur le marché du travail et de comprendre les différents aspects de l’identité des femmes.

Cette recherche aurait-elle un impact sur des politiques spécifiques ? Eh bien, il y aura certainement des tendances et des schémas qui peuvent avoir un impact sur les politiques. Par exemple, l’équité salariale, les services de garde d’enfants, les transports, le logement, etc.

Quelles sont les difficultés qui empêchent les femmes d’accéder à l’emploi ? Encore une fois, je pense qu’il y en a beaucoup et qu’il faut tenir compte du contexte de chaque femme et j’espère le souligner dans la recherche. Les contextes individuels des femmes ne sont pas pris en compte ou inclus dans les structures qui sont actuellement mises en place pour l’emploi.

Que pouvons-nous faire pour contester ces obstacles ? Ce dont nous devons tenir compte lorsque nous parlons de l’avenir du travail et des femmes en milieu de travail, c’est que nous avons vraiment besoin d’une perspective intersectionnelle lorsque nous parlons des femmes.  Nous devons cesser de parler largement des femmes par rapport aux hommes et commencer à préciser les femmes dont nous parlons. Lorsque nous parlons de l’accès à un emploi rémunéré, la première chose que les gens pensent, c’est l’emploi, les programmes et les possibilités d’emploi.

Nous devons changer cette façon de penser et envisager une approche beaucoup plus holistique. L’accès à un emploi rémunéré n’est pas seulement l’éducation et l’expérience professionnelle, mais aussi l’accès à un logement sûr et sécuritaire, à la santé mentale, aux services de garde, au transport, etc. Nous devons nous éloigner d’une vision étroite de l’emploi comme étant basé sur l’éducation et considérer que les structures actuelles n’ont pas été construites pour les femmes, alors nous leur demandons de s’adapter à un moule qui n’a pas été construit pour elles, plutôt que de changer ces structures.

Pour en savoir plus sur le projet La force de l’ambition  et le travail d YWCA Canada en matière d’autonomisation économique, visitez https://ywcacanada.ca/fr/ce-que-nous-offons/creer-un-changement/emancipation-economic/ ou communiquez avec nous à projects@ywcacanada.ca. Ce projet est financé par le gouvernement du Canada.

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