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Pourquoi nous avons besoin d’un plan de relance féministe

Published on 25/05/2020 by Anjum Sultana

PAR: ANJUM SULTANA

Le 11 mars, le monde a fondamentalement changé au Canada et ailleurs. C’est à ce moment que l’Organisation mondiale de la santé a qualifié le COVID-19 de pandémie mondiale.

Peu de temps après, YWCA Canada a commencé à comprendre les répercussions économiques, sanitaires et sociales liées au genre de la maladie.

En plus des études scientifiques et des rapports d’enquête, nous avons cherché à entendre les membres de la communauté eux-mêmes à travers le Canada, à l’intérieur et à l’extérieur du mouvement YWCA.

Cet intérêt a mené à la création de la série virtuelle Équité des genres lors de pandémie (#GenderEquityDuringAPandemic). de YWCA Canada. Nous avons eu jusqu’à présent trois évènements en ligne et nous en avons plus en préparation.

N’oubliez pas de consulter les vidéos et les diapositives de nos sessions précédentes ainsi que de vous inscrire à notre prochaine session le 17 juin! (Disponible en anglais seulement)

Le 17 juin à 17 h 30 HE, en partenariat avec LEAF, YWCA Canada tiendra sa prochaine session sur « La cybermisogynie en période de COVID-19 et au-delà ».

Inscrivez-vous ici avant l’écoulement des billets: https://www.eventbrite.ca/e/cybermisogyny-in-times-of-covid-19-and-beyond-tickets-106639479554

Égalité des genres pendant une pandémie

Alors, comment cette maladie affecte-t-elle exactement les femmes, les filles, les bispirituels et les personnes de genre différent?

Comme notre série virtuelle Équité des genres lors de pandémie (#GenderEquityDuringAPandemic). l’a souligné, nous constatons des impacts spécifiques au genre sur tous les fronts.

Tout d’abord, les femmes occupent une place centrale dans la riposte à la pandémie et sont surreprésentées dans les professions essentielles comme nettoyeuses, commis d’épicerie, infirmières et prestataires de services dans les services de santé et les services sociaux.

 

En plus de cela, de nombreuses femmes vivent un « triple devoir ». Avec la fermeture des garderies et les fermetures d’écoles, de nombreuses femmes dans les ménages hétérosexuels à double revenu doivent à la fois être travailleuses et enseignantes, et assumer la majeure part des tâches ménagères et des soins non rémunérés pour les enfants et les aînés. Cela peut être ressenti de façon encore plus aiguë dans les ménages monoparentaux.

En outre, nous assistons à une montée de la violence fondée sur le genre, y compris la violence domestique. Comme le montre notre infographie #ArrêtezLaPandémieFantôme, une telle violence a non seulement augmenté, mais a pris des formes nouvelles et terrifiantes. Il s’agit d’une pandémie au sein de la pandémie COVID-19. Nous voyons cette augmentation de la violence domestique couplée à la crise actuelle du logement abordable qui conduit à une utilisation accrue de nos hébergements YWCA dans certaines régions du pays.

 Le travail des YWCA s’intensifie et font plus avec moins

En temps de crise, les organisations de prestation de services, comme les YWCA à travers le Canada, sont souvent les premières à réagir et à prendre des mesures extraordinaires pour maintenir les communautés ensemble. Mais avec l’annulation des événements de collecte de fonds, la diminution des dons et les nouvelles dépenses pour répondre aux mesures de santé publique comme l’éloignement physique et l’amélioration des pratiques d’assainissement, les YWCA sont obligées de faire plus avec moins.

Ce n’est pas seulement la fédération YWCA Canada. Comme la Fondation canadienne des femmes l’a souligné dans sa lettre « Prôner une forte optique d’égalité des genres sur la pandémie de la COVID19 », nous constatons que le secteur plus large de l’équité entre les genres se débat sous le poids de cette crise. Non seulement cela, mais le plus large éventail d’organismes de bienfaisance et d’organismes sans but lucratif au Canada risque de disparaître en masse, comme le montrent également les rapports de surveillance continue d’IMAGINE Canada (Lien en anglais seulement).

C’est pourquoi nous avons appelé nos élus à soutenir la YWCA avec un fonds de stabilisation de 2,8 millions de dollars et à plaider aux côtés des autres organisations caritatives et sans but lucratif appelant à un fonds de stabilisation sectoriel plus large de 10 milliards de dollars.

Assurez-vous de rejoindre l’appel et de passer à l’action:

Une approche sensible au genre est essentielle pour le rétablissement

Plus de 2 mois se sont écoulés depuis que notre mode de vie au Canada a complètement changé pour aborder la COVID-19. Nous avons complètement réorienté notre société pour répondre aux préoccupations que cette pandémie a suscitées et nous commençons à voir des décideurs politiques, des politiciens et le grand public plaidoyer et s’engager à faire progresser l’équité entre les genres.

Cependant, cela ne peut pas être un engagement à court terme. Nous avons besoin d’une action plus durable qui prendra des mois et des années à accomplir. Cette pandémie nous a offert une fenêtre d’espoir – elle met en relief ce qui compte vraiment et où nous devons porter notre attention en tant que société.

C’est pourquoi YWCA Canada demande une approche sensible au genre pour faire face aux conséquences de la COVID-19. Nous devons investir dans l’infrastructure sociale et les politiques publiques qui auront un impact matériel et durable sur la vie des femmes, des filles, des bispirituels et des personnes de genre divers au Canada.

En juin, YWCA Canada publiera notre plan de relance féministe appelant à des investissements qui placent les soins, l’équité et le féminisme intersectionnel au cœur de notre relance post-pandémique. Cela signifie des investissements profonds et significatifs dans les déterminants sociaux de la santé qui favorisent des communautés prospères telles que le logement abordable, des conditions de travail décentes et de solides protections du travail, la sécurité du revenu et l’absence de violence et d’oppression interpersonnelles et systémiques, y compris l’arrêt de la violence fondée sur le genre. Cela signifie bâtir une infrastructure sociale solide, comme un apprentissage et des services de garde pour enfants accessibles, abordables et de haute qualité pour tous. Cela signifie également un financement solide, prévisible et durable pour le secteur de l’équité entre les genres et la société civile en général.

Cette offre initiale ne sera pas une liste exhaustive, mais fournira une orientation claire au gouvernement fédéral et aux autres juridictions infranationales qui mettent en évidence que vous ne pouvez pas récupérer de la COVID-19 de manière significative sans une lentille intersectionnelle sensible au genre. Heureusement, avant la pandémie, nous avons vu le gouvernement du Canada prendre des mesures telles que l’adoption de la Loi canadienne sur la budgétisation sensible aux sexes et entamer le processus d’élaboration des politiques publiques dans une optique intersectorielle d’analyse comparative entre les sexes (ACS +). Ce sera une base importante sur laquelle s’appuyer, des approches qui ne peuvent pas s’arrêter pendant une pandémie et ce qui doit également guider notre rétablissement. Nous avons déjà vu des juridictions telles que la Commission de la condition de la femme de l’État d’Hawaï publier leur propre plan de relance économique féministe.

Les conséquences économiques, sanitaires et sociales de cette crise ont été et continueront d’être ressenties de la manière la plus aiguë par les femmes, les filles, les bispirituels et les personnes de genre divers. Ce sont donc eux qui doivent faire avancer nos efforts. Travaillez avec nous pour faire du plan de relance féministe une réalité au Canada et joignez-vous à notre mouvement pour faire progresser l’équité entre les genres à travers le pays.

Une note spéciale de gratitude à Jennifer Gammad Lockerby, coéquipière et co-facilitatrice de la série virtuelle Équité des genres lors de pandémie (#GenderEquityDuringAPandemic). de YWCA Canada.

Anjum Sultana est directrice nationale des politiques publiques et des communications stratégiques à YWCA Canada.

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